En bref
- La pression du réservoir à vessie doit être réglée à 0,2 bar en dessous de la pression de démarrage du pressostat
- Le delta entre la pression basse et la pression maximale du surpresseur doit être compris entre 1,5 et 2 bars
- Le réglage du pressostat s’effectue via deux vis : une pour la pression d’arrêt et une pour le delta de pression
- La vérification de la pression de la vessie du réservoir doit être réalisée tous les 6 à 12 mois selon le type de réservoir
Comprendre le fonctionnement du groupe de surpression
Un surpresseur se compose de plusieurs éléments qui travaillent ensemble pour maintenir une pression constante dans le réseau d’eau. La pompe assure la mise en pression, le réservoir à vessie stocke l’eau sous pression et le pressostat contacteur manométrique contrôle automatiquement le démarrage et l’arrêt de la pompe selon les seuils programmés.
Le pressostat fonctionne sur une plage de pression définie : la pression de démarrage correspond au seuil bas qui déclenche la mise en route de la pompe, tandis que la pression d’arrêt du pressostat correspond au seuil haut qui coupe l’alimentation électrique de la pompe. Le delta de pression entre ces deux valeurs détermine la fréquence des cycles marche-arrêt du surpresseur.
La vessie du réservoir sépare l’eau de l’air comprimé et constitue un matelas d’air qui évite les démarrages fréquents du système. Lorsque la pression de la vessie n’est pas correctement réglée, le surpresseur peut présenter des dysfonctionnements comme des démarrages intempestifs ou une pression irrégulière.
Étapes préparatoires au réglage de la pression
Avant toute intervention sur le surpresseur, il convient de couper l’alimentation électrique de la pompe pour des raisons de sécurité. Cette étape préventive protège l’équipement et l’opérateur pendant les manipulations du pressostat et du réservoir.
La fermeture de la vanne d’arrivée d’eau et la vidange complète du circuit jusqu’à obtenir 0 bar au manomètre constituent les prérequis indispensables. Cette vidange permet de travailler sur la pression de l’air du réservoir à vessie sans interférence avec la pression de l’eau.
Il est important de rappeler que le contrôle de la pression de la vessie du réservoir doit être effectué avec un manomètre adapté, similaire à celui utilisé pour les pneumatiques. Si de l’eau sort par la valve de gonflage lors de cette vérification, cela indique une vessie percée qui nécessite un remplacement.
Réglage de la pression du réservoir à vessie
La pression de l’air dans la vessie du réservoir constitue le fondement d’un bon fonctionnement du surpresseur. Cette pression doit être ajustée à 0,2 ou 0,3 bar en dessous de la pression de démarrage du pressostat pour assurer un fonctionnement optimal du système.
Pour mesurer et ajuster cette pression, il faut localiser la valve d’air sur le réservoir et utiliser un manomètre de type pneumatique. Un compresseur ou une pompe à pied permet d’ajuster la pression de la vessie selon les valeurs recommandées pour le système.
La fréquence de vérification de la pression des vessies varie selon le type de réservoir : les réservoirs diaphragme nécessitent un contrôle tous les 5 ans, les réservoirs à vessie tous les 6 mois, et les réservoirs galvanisés mensuellement. Cette maintenance préventive prolonge la durée de vie du surpresseur et maintient ses performances.
Réglage du pressostat surpresseur
Le pressostat se règle grâce à deux vis accessibles après retrait du capot de protection. Le gros ressort contrôle la pression d’arrêt du pressostat, tandis que le petit ressort différentiel ajuste le delta entre la pression basse et la pression maximale du système.
Pour augmenter la pression, il faut tourner les vis dans le sens horaire, et dans le sens antihoraire pour la diminuer. Le réglage de la pression de démarrage s’effectue en faisant couler de l’eau jusqu’au démarrage de la pompe, en notant la pression affichée, puis en ajustant progressivement l’écrou du gros ressort.
Le réglage de la pression d’arrêt du pressostat suit la même méthode : après avoir ouvert un robinet jusqu’au démarrage du surpresseur, la fermeture du robinet permet d’observer la pression d’arrêt et d’ajuster le ressort différentiel. Il est conseillé de maintenir un delta de pression entre 1,5 et 2 bars pour optimiser le volume utile d’eau et limiter les cycles de fonctionnement.
Tests et vérifications après réglage
Une fois le réglage du pressostat terminé, il convient de rétablir l’alimentation électrique de la pompe et de laisser le système se remplir. L’observation des pressions de démarrage et d’arrêt lors de plusieurs cycles d’ouverture et fermeture de robinets permet de valider les réglages effectués.
La pression maximale du surpresseur ne doit jamais dépasser la capacité indiquée sur la plaque signalétique de la pompe. Cette limite technique, souvent exprimée en mètres de hauteur manométrique (1 bar équivaut à 10 mètres), protège l’équipement contre les surcharges.
Pour un usage domestique, les plages de pression couramment utilisées se situent entre 2 et 3,5 bars ou entre 1 et 4 bars selon les besoins spécifiques de l’installation. Ces valeurs assurent un confort d’utilisation optimal tout en préservant la durée de vie du matériel.
Diagnostic des problèmes de pression
Les démarrages intempestifs du surpresseur résultent généralement d’un matelas d’air mal réglé, d’une vessie percée ou d’un clapet retour défectueux. Ces dysfonctionnements provoquent une perte de pression qui déclenche le redémarrage automatique de la pompe à intervalles rapprochés.
Un réservoir sous-dimensionné peut également causer des cycles marche-arrêt fréquents. Dans ce cas, l’installation d’un réservoir de plus grande capacité ou l’ajout d’un réservoir en série résout le problème de fonctionnement.
Les fuites sur le réseau, même invisibles ou mineures comme un robinet qui goutte, peuvent provoquer une vidange progressive du réservoir et des démarrages répétés du surpresseur. La vérification de l’étanchéité complète du circuit fait partie du diagnostic des dysfonctionnements de pression.
Maintenance préventive du système de surpression
La vérification régulière de la pression de l’air dans les réservoirs à vessie constitue la base de la maintenance préventive. Cette opération simple permet de détecter précocement les dérives de fonctionnement et d’éviter les pannes majeures.
Le remplacement périodique des consommables comme la vessie du réservoir ou les cartouches filtrantes contribue au maintien des performances du surpresseur. Ces interventions programmées réduisent les risques de dysfonctionnement et optimisent la consommation électrique du système.
L’inspection du clapet de retour et la vérification de l’absence de fuite sur le réseau complètent les opérations de maintenance. Un clapet retour défectueux compromet le maintien de la pression et génère une surconsommation électrique due aux redémarrages fréquents de la pompe.
FAQ
Quelle pression d’air faut-il dans un réservoir à vessie ?
La pression de l’air dans la vessie du réservoir doit être réglée à 0,2 bar en dessous de la pression de démarrage du pressostat. Par exemple, si le pressostat démarre à 2 bars, la pression de la vessie doit être de 1,8 bar.
Comment savoir si une vessie de réservoir est percée ?
Une vessie percée se détecte lorsque de l’eau sort par la valve de gonflage du réservoir lors de la vérification de la pression d’air. Dans ce cas, la vessie du réservoir doit être remplacée.
Quel delta de pression choisir pour un surpresseur ?
Le delta de pression entre le démarrage et l’arrêt du surpresseur doit être compris entre 1,5 et 2 bars. Cette plage optimise le volume utile d’eau et limite la fréquence des démarrages de la pompe.
À quelle fréquence vérifier la pression d’un surpresseur ?
La pression des réservoirs à vessie doit être contrôlée tous les 6 à 12 mois, celle des réservoirs diaphragme tous les 5 ans, et celle des réservoirs galvanisés mensuellement.